Dimanche 13 juillet 2008
C'est parti pour quelques heures d'avion, jusqu'à New Dehli, via Bahrein.

Je voyage avec Gulf Air, et ils ont l'excellente idée d'avoir des écrans tactiles insérés dans le sièges de devant, avec films à la demande, postion de l'avion sur le trajet, orientation par rapport de l'avion par rapport à la Mecque pour les musulmans, etc... A noter que si l'espace entre les sièges n'était pas aussi petit* ou que je n'avais pas été aussi grand, ça aurait presque été agréable, ce trajet.

A Bahrein, rien de bien notable, des duty frees, des voyageurs dormant sur les sièges en attente d'une correspondance, très peu d'européens et beaucoup de gens du Moyen-Orient et de l'Inde (à vue de nez), quelques heures à tuer en buvant un thé, en lisant le journal et en observant tout ça.



Arrivée en Inde au petit jour, sans problème. Avant le passage de la douane, je discute avec Astrid et Alexandre, deux frère et soeur très sympas avec qui je passerai deux jours à Dehli, au final. Avec pas mal d'étonnement et d'admiration de ma part, ils m'apprennent qu'ils arrivent de France pour marcher pendant un an à travers l'Himalaya, de Daramsalha** à Darjelling ou à Lhassa***. Les cotoyer me permettra de passer à travers quelques trucs potentiellement désagréables à toute personne arrivant seule pour la première fois en Inde.*



Sans faire dans le détail, mes lectures et mes discussions préalables m'avaient laissé une impression mitigée. Autant la découverte de ce pays grand comme un continent, peuplé 2 fois comme l'Europe et avec une histoire et une culture au moins aussi riche m'attirait, autant le choc à l'arrivée décrit par beaucoup me paraissait source de souci les premeirs jours ou la première semaine. Les pages de description des désagrément possibles du Lonely Planet, que ce soit au niveau santé, arnaques aux commissions, aux pierres précieuses, les petits soucis gastriques liés à la bouffe****, le marchandage omniprésent ou la vision de la misère, remplissaient beaucoup de pages.
Effectivement, une téléportation par avion de Paris-Charles de Gaulle à Dehli a de quoi surprendre, mais un peu de bon sens et de bonnes infos sur les petites tracasseries qui attendent les occidentaux à leur première arrivée suffisent, au final.
Dans le mois et demi qui s'est écoulé entre mon arrivée et le moment où j'écris ça, il y a très peu de trucs galères, le premier étant un bus de nuit de 20 heures avec un chauffeur bourrin dans les petites routes de montagnes népalaises (mais c'est de ma faute, j'ai lu trop vite mon guide), un chauffeur de vélo-rikshaw (les vélos à trois roues, avec banquette derrière et un gars qui pédale devant) à qui je n'ai pas su dire non comme il fallait (et à qui j'ai laché 8 euros) et quelques moments où mes intestins ont protesté doucement contre mes choix de bouffe (même si on s'habitue au goût pimenté avec vite, il faut croire que le système digestif est un peu moins rapide) Bref, peanuts.

Durant ces deux jours à Dehli, j'ai fait assez peu de choses, finalement. Du repos de la nuit passée dans les avions, du tri dans mon sac, un envoi de trucs inutiles, à présent, en France (Il faut que les colis soient emballés dans du tissu, d'ailleurs, il y a donc un tailleur à la poste dont c'est le boulot...), une première prise de température du pays en mangeant local, en me balladant et en regardant un bon petit film à l'indienne, en hindi sans sous-titres (on comprend quand même tout, vu la complexité de l'intrigue...). Il manquait de dances et de chants dans la rue, tout de même... :)
Dehli restant une grosse ville sans grand chose de touristique à visiter, avec un épais nuage de pollution et une ambiance pas franchement agréable vis à vis des touristes, par moment, j'ai pas trainé, d'autant qu'il fallait que je sois moins d'une semaine plus tard à l'autre bout du pays pour prendre le relais de Stéphanie dans mon école bouddhiste.




En attendant mon train pour Agra, je me suis quand même fait la réflexion que ce pays pouvait difficilement laisser indifférent. Le peu que j'avais vu jusque là était à la fois enthousiasmant, et je conçois tout à fait que certains puissent y être allergiques, malgré tout. La misère omniprésente, l'hygiène souvent douteuse selon nos critères ou, de manière plus générale, le bordel ambiant ont de quoi rebuter. Ca vaut quand même le coup de creuser un peu, je pense...

Quelques photos supplémentaires ici:
De manière générale, j'ai pris peu de photos de l'Inde, en comparaison des pays précédents. Sortir mon appareil me donnait souvent la très désagréable impression d'être un visiteur de zoo qui observe la misère des gens autour de lui bien tranquille à l'abri de la richesse de ma vie d'occidental. J'y ai très vite renoncé...

* De quoi mieux comprendre l'impression ressentie par les sardines en boîtes.
** Siège du gouvernement tibétain en exil en Inde et résidence du Dalaï Lama, notamment.
*** Passer l'hiver dans l'Himalaya, notamment, me paraît sacrément couillu...
**** passer deux jours au lit, malade et avec la diarhée, semble plus ou moins inévitable, visiblement. Un genre de rite de passage, peut-être ?
Par GF - Publié dans : Inde
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